woensdag 22 oktober 2014

Bouteille à bille bis - par Alfred Dandieu

Patrimoine -Curoisité

'Les greniers de nos vieilles maisons recèlent, souvent à l'insu de leurs propriétaires, de suprenants et inestimables trésors. C'est ainsi qu'un jour, invité à visiter le grenier du chateau de St-Martin-de-Noët, me frayant un passage au beau milieu d'innombrables objets héteroclites, mon attention fut tout d'un coup attirée par la vue de ce qui me parut être un panier d'osier, long et plat, identique à ceu que nos grand-mères utilisaient pour porter au marché deux ou trois paires de poulets ou de canards.
Rangées délicatement au fond du panier gisait une douzaine de récipients dont la forme m'était inconnue. Avec mille précautions je sortis ma découverte de la pénombre pour pouvoir en examiner le contenu.

Il s'agissait de bouteilles d'un genre inédit, de 10 cm de diamètre et de 30cm de haut faites d'un gros verre lourd, légèrement coloré de vert. La présence insolite en ces lieux de ces originaux récipients oubliés là depuis de nombreuses années me rappela qu'entre 1870 et 1920 existait à Saint-Justin au lieu dit, justement appelé "Rue de la Brasserie",
http://www.annuaire-mairie.fr/rue-saint-justin-40.html
une authentique brasserie exploitée par une vieille famille du village, ou l'on élaborait de la bièrre, de la limonade et des sodas que l'on vendait aus pittoresques bistrots des bourgs environnants.



Le précieux liquide était logé dans ce qu'on avait coutume d'appeler des bouteilles à bille dont la fermeture s'effectuait justement avec une bille placée dans le goulot et qui assurait une fermeture étanche, grâce à la pression de la boisson gazeuse dont on la remplissait. La bille faisait donc office de bouchon.
Pour l'ouvir, un ustensile adapté servait à pousser la bille à l'interieur; elle cliquetait gentiment lorsque l'on versait la boisson. Deux renforcements du goulot permettaient au buveur de boire sans être gêné part la bille ainsi retenue. Les bouteilles vides avaient la propriété d'être utilisées indéfiniment.
Comment expliquer la présence et surtout l'existence de ces objets insolites?
L'exploitant de la brasserie, dont le nom, Gérard Arquey, est imprimé sur la boiteille les faisaient confectionner en Angleterre.
L'étiquette, authentique et en bon état malgré son ancienneté, que l'on peut voire sur le goulot, comporte cette mention:
Mont-de Marsant 1906 France
Croix et médaille d'argent
Diplôme d'honneur
Gérard Arquey
St-Justin Landes

Pour assurer la livraison on logeait les bouteilles dans ces "paillons":
http://books.google.be/books?id=lX7Ta9WYmO0C&pg=PA51&lpg=PA51&dq=paillon+avec+paille+de+seigle&source=bl&ots=stv_40SC-W&sig=4PPVPPI--Bf2OxQJXKfvWE3AAAE&hl=nl&sa=X&ei=eZ5IVO_wC4P6PKiKgZgH&ved=0CEkQ6AEwBQ#v=onepage&q=paillon%20avec%20paille%20de%20seigle&f=false
un genre d'étui confectionné avec de la paille de seigle, pour éviter la casse due aux trépidations du camion aux roues cerclées de fer, camion tracté à cette époque-là par une paire de chevaux, des percherons, si je me souviens bien.
Parfaitement bien dressées, ces braves bêtes, sans le moindre signe de cocher, faisaient spontanément escale chez tous les clients des alentours.
Il serait bon que la lecture de cet article vous incite à une visite approfondie de vos greniers ou vous auriez le surprise de découvrir quelque objet rare et de grande valeur.'

Alfred Dandieu, grand tonton de ma voisine Sarah
Saint-Justin

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