donderdag 18 oktober 2012

Le vendange

C'est une histoire de persévérance, d'un vignoble qui n'est pas le mien, par hasard au fond de mon jardin, il appartient le meunier, mon voisin.
Cette semaine, c'est un va-et-vient, sans mots.  "T' as pas entendu son tracteur?" Ma voisine connait mon intéresse pour le vendange et octobre s'alonge. Dans la concentration pendant mon travail en silence complet je m'y suis pas apperçu de tracteur ou quoi d'autre.
"Vas-y!". Non sans camera. Là, ceuillant au premier rang je le remarque, mon voisin meunier et pilote auparavant. Il m'entend pas mais produit un grand sourire quand je suis proche. Deux bisous et: un 'Ah, vous êtes de retour' mais il se penche denouveau à continuer le travaux pour remplir ces seaux.
Puis il s' étend et regarde le ciel. 'Il vas pleuvoir'. Il cesse la recolte parce que la pluie donne un gout different au vin, il veux ceuillir que des grappes secs. 'Goute', dit-il. Hmmmmmmm, ils sont délicieux, ces raisins, très sucrés. N'as 't il pas cultivé pour faire du vin blanc sec? Mais si, c'est qu'en ajoutant de sulfides extra qu'on retiennent la fermentation du vin  pour le diriger vers le sec ou sucré. Mais lui n'ajoute rien, son vin est pure nature.
Il ammène sa brouette bien chargé -  spécialement transformé avec un platteau en bois - au vieux moulin qui écrase les raisins en tournant une roue. La façon artisanale d écraser les raisins au pieds existe encore dans certaines régions en France, heureusement pas chez lui.


Et là, dans l'abri du grand chêne, je décharge.
S'il savait que mes parents avaient aussi eu un vignoble jusqu'au temps que l'étât promessait des cotisations pour ceux qui se débarrassaient des pampres. Pourtant mon pére aimait le vin et les raisins. Il  a pu tranformer ces motivations romantique en forme d'un mini vignoble dans notre veranda, près de Bruxelles. Pendant toute ma jeunesse j'ai mangée des raisins blues de propre culture.

'La romance se fait goûter dans le vin, me répond-il et quelques phrases plus loin on y est à la poésie.
Dommage qu'il n'as plus beaucoup de temps pour lire, regrette-il.
-Mais il faut vous reposer, quand-même!
-Ca je ferais dans l'éternité. Ce qui nous amène à la religion. L'enfer, réincarnation..., rien de cela il croit, après la mort c'est fini.
Quelle chance, cette pluie. Ce vignoble, le meunier.  Je suis priviligée.
Il regarde au loin, les bras sur le dos. Le chêne nous protège, j'entends tomber les gouttes sur les feuilles mais je ne suis pas mouillé.
Est- ce qu'il connait l'histoire du berger et le bois? Il fait signe que non.

Il était une fois un Belge en randonnée à pied en France, c'était avant la guerre....Le meunier écoute, tout le long de l'histoire du gars qui ce trouve dans un région désolé, sans eau, qui passe un village abondonné avec une fontaine seche, poursuit son voyage pour rencontrer un berger avec peu de mots mais de l'eau!
Le lendemain il voit le berger implanter des glands de chêne et quand il revient, après la geurre, il apperçoit un énorme bois, le village en vie et plein d'eau...
-Que pense tu que j'ai fait?, répond le meunier en tournant sa tête vers le jeune bois sauvage à côté du vignoble.
Et là, dans une impulsion, en dessous du grand chêne je l'embrace.
L'après-midi et les autres jours j'ai aidé à couper les grappes, on a chanté à haute voix, le meunier, sa femme et moi: 'Salade de fruits' de Bourvil. Mon dos crevé, ma peau cassée mais quelle joie!

Encore plus quand il me rend visite avec une bouteille de vin de deux jours!  Nous trinquons sur le boison super et la grande satisfaction de la fin du vendange.

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